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Le chômage, un vrai risque pour la santé

Chaque année, le chômage tue 14 000 Français. Soit quatre fois plus que les accidents de la route. Un sujet tabou que tend à briser une importante étude sur la santé des chômeurs. Multiplication des conduites à risque et fragilité psychosociale, autant de facteurs qui expliquent la surmortalité des personnes sans emploi. Décryptage.

Un risque de mortalité trois fois plus élevé chez les chômeurs

L’étude publiée en Janvier par la revue International Archives of Occupational and Environmental Health porte sur environ 6 000 français âgés de 45 à 64 ans.

14 000, c’est le nombre de personnes qui, chaque année en France, meurent du chômage selon une étude publiée en Janvier 2015. Un chiffre très inquiétant concernant la santé des chômeurs qui s’expliquerait par de nombreux facteurs : trop de tabac, trop d’alcool, une alimentation déséquilibrée… Une mauvaise hygiène de vie explique en partie la surmortalité des chômeurs. Être au chômage peut avoir également d’autre conséquences qui participent à une dégradation de sa santé : état dépressif, mauvaise qualité du sommeil…

Le risque d’infarctus et d’accident vasculaire cérébral augmente de près de 80% par rapport aux actifs.

La prévalence du cancer semble plus importante chez les chômeurs.

Le suicide est un véritable fléau chez les personnes sans emploi. Un rapport de l’INSERM publié en Janvier 2015, souligne le lien entre chômage et suicide : 600 suicides ont été directement provoqués par la crise économique entre 2008 et 2010.

Madeleine Cord est psychologue et accompagnatrice depuis 15 ans au sein de l’association Solidarités Nouvelles face au Chômage.

En quoi, les résultats de cette étude sont-ils importants ?

Madeleine Cord : Ces chiffres dévoilent la surmortalité des chômeurs et font comprendre que le chômage est un véritable fait social. Concrètement, la santé mentale et physique des personnes sans emploi a un véritable coût pour la société... [Lire la suite gratuitement sur le site Psychologies.com]